29 juin 2026

Transformation digitale <BR> Le médiateur de la République insiste sur la numérisation comme levier stratégique pour rapprocher l’administration du citoyen

Dans le cadre du suivi continu du processus de transition numérique c’est-à-dire l’ensemble des mutations technologiques, organisationnelles et culturelles par lesquelles une administration intègre les outils digitaux pour transformer ses modes de fonctionnement  et du renforcement des mécanismes de prise en charge des préoccupations des citoyens, le médiateur de la République (institution constitutionnelle chargée de veiller au respect des droits des citoyens face à l’administration et de résoudre les conflits entre l’administration et les administrés) a présidé, hier à Alger, une réunion de coordination dédiée à l’évaluation et au suivi du programme de modernisation et de développement des services, en insistant particulièrement sur le volet de la transformation digitale.

Le médiateur de la République plaide pour une numérisation au service du citoyen

À cet effet, Mohamed Hattab, le médiateur de la République le médiateur de la République le médiateur de la République, a tenu à rappeler que la numérisation ne relève pas du simple choix technique, mais constitue une véritable option stratégique, une décision structurante, inscrite dans la durée, qui oriente l’ensemble des politiques publiques et demeure le «levier incontournable» pour «consacrer» les principes de transparence (mise à disposition de l’information de manière claire et accessible), d’efficacité (capacité à atteindre les objectifs fixés avec un minimum de ressources) et de rapidité de réponse. Il faut mentionner que cette démarche s’inscrit en droite ligne avec les orientations du président de la République, visant à placer le citoyen au cœur de toutes les attentions et des priorités du service public. Ce bien commun que l’État met à la disposition de la population pour satisfaire ses besoins essentiels.

«La mise à niveau du système numérique de notre institution est le pilier fondamental pour rapprocher l’administration du citoyen. Elle garantit des mécanismes plus efficaces pour la réception, le traitement et le suivi des plaintes (réclamations formelles déposées par un citoyen estimant que ses droits ont été violés), des requêtes (demandes d’information ou de prestation adressées à l’administration) et des propositions (suggestions d’amélioration émanant des usagers) dans des lais raisonnables, renforçant ainsi la confiance mutuelle entre le citoyen et les institutions publiques», a-t-il souligné.

Vers un registre des doléances national harmonisé et une administration de terrain plus proche du citoyen

Dans ce sens, le médiateur de la République a mis l’accent sur le suivi «rigoureux» du registre des doléances, document officiel, physique ou numérique, sur lequel sont consignées les griefs, réclamations et suggestions des citoyens à l’égard des services publics à travers les différents services et infrastructures publiques (ensemble des équipements, bâtiments et réseaux nécessaires au fonctionnement des services de l’État), et appelé à «intensifier» les sorties de terrain pour les délégués locaux (représentants de l’institution du médiateur affectés à des circonscriptions territoriales spécifiques), afin de «vérifier de visu» (contrôler directement sur place) la stricte application des procédures en vigueur (ensemble des règles et protocoles officiellement adoptés et en application) et de «veiller» à l’unification de l’identité visuelle et technique du registre des doléances à l’échelle nationale c’est-à-dire l’harmonisation de son apparence graphique (logo, couleurs, mise en page) et de ses caractéristiques fonctionnelles (format, champs de saisie, modes de classement) de manière à «garantir» sa clarté et sa facilité d’utilisation par l’ensemble des usagers (toute personne qui recourt à un service public). Et d’ajouter : «L’objectif ultime demeure l’amélioration continue des performances de l’institution  c’est-à-dire l’augmentation progressive de sa productivité et de la qualité de ses prestations  et le développement de ses mécanismes d’action (dispositifs opérationnels permettant à l’institution d’exercer ses missions), concrétisant ainsi, sur le terrain, les principes d’une administration moderne, transparente, numérisée et hautement efficace au service exclusif du citoyen».

Au cours de cette rencontre, Mohamed Hattab a insisté sur l’importance du suivi «quotidien» et en «temps réel» c’est-à-dire de manière instantanée, sans décalage temporel entre la collecte de l’information et sa prise en compte, des opérations de numérisation appliquées à ces registres, et affirmé que ces derniers sont «bien plus qu’un outil administratif». Il s’agit, a-t-il soutenu, d’un canal de communication directe avec la population, d’un outil de consolidation de la culture de l’écoute (renforcement des pratiques institutionnelles visant à prendre en compte activement les attentes et les préoccupations des citoyens) et d’un baromètre précis, instrument de mesure permettant d’évaluer l’état d’une situation à un moment donné, pour cerner (comprendre de manière fine et détaillée) la réalité des préoccupations soulevées.

Source : Site web APS

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