24 ans après le lancement de son premier satellite, l’Algérie consolide son statut de puissance spatiale régionale. Avec la mise en orbite réussie d’ALSAT-3A depuis la base de Jiuquan en Chine, le pays se dote d’un outil d’observation à haute résolution de dernière génération. Ce nouveau jalon, suivi en direct par le Haut Commandement de l’ANP, vient renforcer l’autonomie stratégique nationale en matière de sécurité, de surveillance des frontières et de gestion des ressources économiques.
L’Algérie capitalise sur plus de vingt ans d’expérience spatiale. Depuis le lancement pionnier d’Alsat-1 en 2002, suivi de ceux d’Alsat-2A (2010) et Alsat-2B (2016), le pays n’a cessé de monter en compétence. Grâce à l’implication de ses propres ingénieurs, l’Algérie affirme aujourd’hui son autonomie en matière de données géospatiales et de haute technologie.
L’Algérie et la Chine viennent de franchir une étape majeure dans leur partenariat stratégique avec la mise en orbite réussie du satellite ALSAT-3A. Le décollage a eu lieu ce jour à 4h01 UTC (5h01 CET) depuis la base de Jiuquan, à bord d’un lanceur Long March 2C. Supervisée par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), l’opération a été suivie en temps réel par le Général d’Armée Saïd Chengriha, Chef d’État-Major de l’ANP, depuis une station de réception sur le sol national.
Un pilier du Programme Spatial National
Succédant aux missions ALSAT-1B et ALSAT-2A/B, ce nouveau vecteur s’intègre dans le cadre du Programme Spatial National et de la Constellation Africaine de Gestion des Ressources (ARMC). Ce projet, fruit d’une synergie entre l’ASAL (Agence Spatiale Algérienne) et la CASC, confirme la volonté de l’Algérie de consolider sa souveraineté technologique et son autonomie en matière d’observation terrestre.
Une surveillance géospatiale de pointe
Placé sur une orbite héliosynchrone (SSO) à 670 km d’altitude, ALSAT-3A est un outil d’intelligence optique à haute résolution. Ses domaines d’intervention sont cruciaux pour le développement et la sécurité du pays comme la surveillance continue des frontières, monitoring des infrastructures stratégiques et suivi des mouvements logistiques mais aussi la planification urbaine, suivi rigoureux des cultures agricoles et analyse des mutations géographiques. Il faut ajouter la gestion des risques comme l’évaluation des catastrophes naturelles et protection de l’environnement mais aussi de l’expertise Géographique avec la production de data pour la cartographie et les modèles d’élévation numérique.
L’aboutissement de cette mission marque la réussite de la stratégie spatiale algérienne initiée sur la période 2006-2020. En maîtrisant la collecte et le traitement de ses propres données satellitaires, l’Algérie renforce non seulement sa sécurité nationale, mais se dote également d’un levier économique puissant pour la gestion de ses ressources et de son territoire.
Pour rappel, Il convient de signaler que l’Algérie avait procédé en 2002, au lancement du premier satellite dédié à l’observation de la terre Alsat-1, avant le lancement, en 2010 et 2016, des satellites Alsat-2A et Alsat-2B auquel ont contribué des experts algériens renforçant ses capacités géospatiales dans ce domaine dans la perspective de maitriser les technologies spatiales.
Source: APS

