7 novembre 2026

5e Conférence africaine des startups : L’Algérie mise sur « la deeptech » pour fédérer les start-up africaines

L’Algérie prépare activement la 5è édition de la Conférence africaine des startups (African Startup Conference, ASC), qui se tiendra du 5 au 7 décembre à Alger. Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a présenté les nouveautés de cette édition devant les ambassadeurs de pays africains et d’instances internationales accrédités en Algérie, selon un communiqué du ministère.

Placée sous le slogan « La Deeptech… véritable défi », la conférence se veut un rendez-vous continental réunissant entrepreneurs, investisseurs, innovateurs et décideurs. L’objectif affiché est de renforcer la coopération interafricaine dans l’entrepreneuriat technologique et l’innovation, en vue d’atteindre la souveraineté technologique de l’Afrique. La rencontre préparatoire s’inscrit dans le cadre de cet événement organisé sous le haut patronage du président Abdelmadjid Tebboune.

Lors de cette réunion, Noureddine Ouadah a présenté un exposé sur les principales nouveautés de l’édition, axée sur le rôle de la deeptech dans le soutien au développement et le renforcement des capacités innovantes du continent. Selon le ministère, la conférence sera «l’occasion d’évoquer les moyens de renforcer les dépenses et les efforts dans la recherche scientifique et le développement technologique pour parvenir à un maximum de start-up africaines basées sur la deeptech», et ainsi contribuer à la souveraineté technologique du continent.

Les chiffres annoncés marquent une montée en puissance. Plus de 400 exposants sont attendus, contre 228 lors de l’édition précédente, et plus de 25 000 visiteurs. L’édition 2026 ambitionne de réunir les principaux acteurs africains de la deeptech et de renforcer les échanges entre les écosystèmes entrepreneuriaux du continent. Des entreprises issues de l’ensemble des continents devraient y participer, et probablement avec l’appui de partenaires tels que l’Union africaine, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le sommet ministériel reste l’un des principaux rendez-vous de la conférence. Il devrait rassembler entre 35 et 40 ministres africains chargés des start-up, de l’innovation ou des télécommunications. Selon Chemseddine Benmoussat, directeur des start-up et des structures d’appui au ministère, cette rencontre sera consacrée aux défis de la deeptech, au rôle des pouvoirs publics dans l’accompagnement des entreprises innovantes et aux moyens de répondre aux problématiques africaines grâce aux nouvelles technologies.

La deeptech désigne les technologies issues de la recherche scientifique et de l’ingénierie de pointe, comme l’intelligence artificielle, les biotechnologies ou les semi-conducteurs. Elles se distinguent des innovations numériques plus classiques par leur cycle de développement plus long et leurs besoins importants en financement et en recherche.

La ZLECAf est une zone de libre-échange entrée en vigueur en 2021 visant à créer un marché unique continental et à stimuler les échanges entre pays africains. Afreximbank est une institution financière multilatérale africaine qui soutient le commerce et l’investissement sur le continent.

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