Fruit quasi immédiat de la mobilisation de la diaspora scientifique, cette réunion au sommet entre le ministère, l’USTHB et des chercheurs de renom qui ambitionne propulser le pays au cœur des enjeux mondiaux des minéraux critiques et d’inscrire l’Algérie sur la carte des grands gisements de terres rares.
Le 29 septembre 2026, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a reçu au siège de son département le chercheur Smaïne Zeroug, membre du Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger et chercheur associé au laboratoire Earth Resources Laboratory du MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux États-Unis. Cette réunion de travail a également rassemblé des chercheurs de l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene (USTHB), spécialisés en sciences de la terre.
Smaïne Zeroug (chercheur associé au laboratoire Earth Resources Laboratory du MIT aux États-Unis et membre du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger),
Au cœur des discussions, l renforcement et la valorisation de la recherche scientifique portant sur les terres rares situées dans la chaîne de l’Ahaggar, dans le Grand Sud algérien. Cet échange s’inscrit dans une volonté manifeste de connecter l’excellence académique internationale et les compétences locales pour exploiter de manière optimale les potentialités géologiques nationales.
Si l’expertise du MIT agit comme un accélérateur, la concrétisation sur le terrain repose sur les compétences locales. Les chercheurs du département des Sciences de la terre de l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene (USTHB) sont ainsi pleinement associés à cette ambition.
Ces ressources, enfouies dans le massif du Hoggar, représentent un enjeu géopolitique et économique de premier plan. Indispensables à la fabrication des smartphones, des batteries de véhicules électriques, des éoliennes ou encore des équipements de défense, les terres rares constituent le socle de la transition énergétique et de l’industrie technologique mondiale. Longtemps identifié pour ses réserves d’hydrocarbures, le Sud algérien détient ainsi un second trésor géologique hautement stratégique.
Pour l’Algérie, l’objectif ne se résume pas à l’extraction de minéraux bruts. Il s’agit de développer des protocoles de recherche et des méthodes d’ingénierie avancées afin de s’approprier la chaîne de valeur, de stimuler l’innovation technologique nationale et de diversifier une économie traditionnellement dépendante de la rente des hydrocarbures. L’implication de la diaspora scientifique, illustrée par la contribution du MIT, permet d’aligner ces travaux sur les standards internationaux les plus exigeants, tout en offrant aux universités algériennes l’opportunité de devenir des pôles de recherche de référence.
A Savoir
Définition
Terres rares : Ensemble de dix-sept métaux aux propriétés électromagnétiques uniques, indispensables à la fabrication de nombreuses technologies de pointe et d’équipements liés à la transition énergétique.
Massif de l’Ahaggar (ou Hoggar) : Vaste région montagneuse située dans le sud de l’Algérie, reconnue pour sa complexité géologique et son potentiel en minéraux stratégiques.
Diaspora scientifique : Communauté de chercheurs et d’universitaires qualifiés établis à l’étranger, mobilisée ici à travers le Conseil Supérieur de la Communauté Scientifique Nationale à l’Étranger pour participer au développement technologique et économique du pays d’origine.

