22 juillet 2026

Eau, IA et start-up <BR> La stratégie algérienne plébiscitée à New York

Jeudi 16 juillet 2026, le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé que l’Algérie avait tenu un événement parallèle à New York, dans le cadre du Forum politique de haut niveau sur le développement durable. Cette réunion annuelle des Nations Unies rassemble les États membres pour évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), un plan d’action mondial adopté en 2015 par l’ONU pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous d’ici 2030.

L’événement algérien s’est inscrit dans la continuité de la présentation du deuxième rapport national volontaire du pays. Ce document, que chaque État peut soumettre volontairement, fait le point sur ses avancées et ses difficultés dans la mise en œuvre des ODD. Il constitue un outil de transparence et de partage d’expériences entre les nations.

La rencontre, intitulée « Le rôle central des start-up dans le renforcement de l’innovation et des alliances pour une sécurité hydrique durable », a réuni plusieurs hauts responsables internationaux. Parmi les intervenants figuraient M. Lounès Magramane, qui est le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères algérien.

M. Lok Bahadur Thapa, ambassadeur et président du Conseil économique et social de l’ONU, connu sous l’acronyme ECOSOC, a également pris la parole; cette instance a pour mission de coordonner les travaux économiques et sociaux du système onusien et de superviser la mise en œuvre des Objectifs de développement durable.

Mme Selma Haddadi, ambassadrice et vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, soit l’organisation politique continentale qui fédère les 55 États d’Afrique, est intervenue à son tour.

M. Abdallah Al Dardari, qui occupe les fonctions de secrétaire général adjoint de l’ONU et de directeur régional pour les États arabes du Programme des Nations unies pour le développement, autrement dit le PNUD, l’agence onusienne chargée d’accompagner les pays dans l’élaboration de leurs stratégies de développement, a aussi participé aux échanges.

M. Maximo Torero, économiste en chef de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, désignée par le sigle FAO, laquelle lutte contre la faim et promeut une agriculture durable dans le monde, était également présent.

Enfin, Mme Savina Claudia Ammassari, ambassadrice et coordinatrice résidente de l’ONU en Algérie, c’est-à-dire la représentante locale du système des Nations Unies dans ce pays, a clos le cercle des orateurs.

Les débats ont porté sur les solutions technologiques innovantes et l’Intelligence artificielle (IA) c’est-à-dire des systèmes informatiques capables d’imiter certaines capacités humaines comme l’apprentissage ou la prise de décision afin de répondre aux défis de la sécurité hydrique. Ce terme désigne la capacité d’une population à accéder, de façon durable et équitable, à une eau en quantité et en qualité suffisantes pour ses besoins vitaux, agricoles, industriels et environnementaux.

Ces échanges s’appuyaient sur trois Objectifs de développement durable précis. Le premier est l’ODD 6, intitulé « Eau propre et assainissement », qui vise à garantir l’accès universel à l’eau potable et à des installations sanitaires pour toutes les populations.

Le deuxième est l’ODD 9, consacré à « Industrie, innovation et infrastructure », dont l’objectif est de promouvoir une industrialisation durable et de soutenir la recherche technologique.

Le troisième est l’ODD 17, qui porte sur les « Partenariats pour la réalisation des objectifs » et qui entend renforcer les alliances entre les États, les organisations internationales, ainsi que les secteurs privé et public.

L’événement a également mis en lumière deux programmes algériens emblématiques. Le premier est « Algeria Venture », un accélérateur public qui soutient les start-up locales en leur apportant du financement, du mentorat et des mises en réseau, et ce afin de transformer les idées innovantes en entreprises viables.

Le second est la Conférence africaine des start-up, un rendez-vous continental qui favorise les échanges entre entrepreneurs, investisseurs et décideurs pour dynamiser l’écosystème numérique et technologique en Afrique.

Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, l’expérience algérienne a été « largement saluée à l’unanimité » par les représentants des agences onusiennes et des pays participants. Ces derniers y ont vu un « modèle pionnier » en matière de mobilisation des énergies juvéniles, c’est-à-dire l’implication active des jeunes générations, porteuses d’innovation et de dynamisme et de renforcement de la coopération Sud-Sud.
Cette expression désigne les échanges de connaissances, de technologies et de ressources entre pays en développement, par opposition aux relations Nord-Sud traditionnellement dominées par les nations industrialisées.

En définitive, cette intervention new-yorkaise confirme la volonté algérienne de faire de l’eau, de l’intelligence artificielle et de l’entrepreneuriat jeune les piliers d’une stratégie de développement à la fois locale, continentale et globale, en phase avec les objectifs fixés par l’Agenda 2030.

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