Fini le temps où la télévision publique ne faisait que diffuser ! En Algérie, elle se positionne désormais comme un acteur économique majeur, un véritable incubateur de talents. Une stratégie ambitieuse qui vise à propulser les jeunes pousses innovantes et à diversifier l’économie, loin des hydrocarbures. Le rôle des médias nationaux, et plus particulièrement de la télévision publique, prend une nouvelle dimension stratégique en Algérie. Lors d’une journée d’étude axée sur « l’entreprise économique productive incubatrice des start-up : la télévision nationale, un espace d’interaction et de communication », les responsables ont clairement positionné les chaînes TV publique comme un acteur clé du développement économique et de la promotion de l’innovation. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement algérien de diversifier son économie et de soutenir sa jeunesse entrepreneuriale.
Le rôle des médias nationaux, et plus particulièrement de la télévision publique, prend une nouvelle dimension stratégique en Algérie. Lors d’une journée d’étude axée sur « l’entreprise économique productive incubatrice des start-up : la télévision nationale, un espace d’interaction et de communication », les responsables ont clairement positionné la chaîne TV comme un acteur clé du développement économique et de la promotion de l’innovation. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement algérien de diversifier son économie et de soutenir sa jeunesse entrepreneuriale.
Un engagement citoyen au service de l’innovation
Présent à l’ouverture de cet événement, M. Meziane a souligné la mission citoyenne des médias nationaux. Cette mission, selon lui, reflète leur engagement profond envers le service public et leur rôle d’accompagnement des choix stratégiques de l’État. En d’autres termes, au-delà de leur fonction d’information et de divertissement, ces médias sont appelés à être des piliers du développement national.
La télévision nationale algérienne, en particulier, est désormais perçue comme un « outil médiatique efficace de soutien aux start-up ». Comment ? En mettant en lumière les initiatives novatrices, en offrant un contenu qui encourage l’esprit d’entreprise et en renforçant la culture de l’innovation à travers le pays. L’objectif est clair: donner une plateforme aux jeunes pousses algériennes.
M. Meziane a d’ailleurs rappelé que la création et le soutien aux start-up (ces jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance), et notamment aux jeunes entrepreneurs, constituent un « projet national par excellence ». Il a insisté sur l’intérêt majeur que le programme du président Abdelmadjid Tebboune porte à ce secteur, le considérant comme un « projet d’avenir prometteur pour le pays » et une pierre angulaire de sa « vision éclairée » en direction de la jeunesse.
Médias et Start-up : Un duo indispensable pour la diversification économique
Le ministre de l’Économie de la Connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a quant à lui affirmé que « l’environnement des start-up et de l’innovation est entré en phase de durabilité, d’affirmation et de promotion ». Cela signifie que l’écosystème algérien des jeunes entreprises est désormais mature et prêt à s’épanouir davantage. Dans ce contexte, le rôle des médias devient « plus important » que jamais pour promouvoir l’entrepreneuriat, célébrer la réussite des start-up et améliorer leur visibilité, non seulement en Algérie mais aussi à l’étranger.
Le ministre a également souligné que les entreprises productives (celles qui créent des biens ou des services concrets) sont essentielles pour « diversifier l’économie nationale et sortir de la dépendance aux hydrocarbures » – un objectif majeur pour l’Algérie. Selon lui, l’innovation, les start-up et les incubateurs (ces structures qui accompagnent les jeunes entreprises dans leur développement) ne sont « plus un choix, mais une nécessité impérieuse » pour transformer ces entreprises productives en de véritables locomotives du développement national.
La Télévision Nationale : Au-delà de la publicité, un partenariat
De son côté, Mohamed Baghali, le directeur général de la Télévision algérienne, a mis en avant le « bond qualitatif » opéré par la chaîne. Il a expliqué que la télévision ne considère plus les opérateurs économiques comme de simples annonceurs, mais comme de véritables « partenaires » avec lesquels elle partage des préoccupations et des ambitions communes. Cette approche témoigne d’une volonté de s’impliquer activement dans le tissu économique algérien.
La rencontre, organisée par l’Entreprise publique de télévision, a été l’occasion pour le professeur Chawki Bouregba de l’université de Sétif 1 de présenter des « success stories » de start-up algériennes et des modèles d’environnement propice à leur épanouissement. Un débat avec les opérateurs économiques a ensuite permis de recueillir leurs préoccupations et d’ouvrir la voie à de futures collaborations.
Cette initiative marque un tournant majeur pour les médias publics algériens, qui se positionnent désormais comme des facilitateurs essentiels de l’innovation et de la croissance économique du pays. Une stratégie gagnante pour les start-up, et un pas de plus vers une Algérie plus diversifiée et dynamique.

