21 avril 2026

L’Algérie cartographie son avenir ‘&#013’ L’ASAL déploie la technologie spatiale pour le Référentiel National d’Adressage

Et pour mener à bien cette mission cruciale, l’Algérie fait appel à ses compétences les plus pointues, y compris… celles venues de l’espace ! Oui, l’Agence Spatiale Algérienne (ASAL) est en première ligne pour bâtir ce système d’adressage du futur. Comme l’a récemment confirmé M. Mohamed Seddiki, un responsable de l’agence, l’ASAL va « déployer ses unités opérationnelles » – comprenez, mobiliser toutes ses équipes spécialisées et ses moyens technologiques – pour garantir le succès de cette initiative lancée par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire.

M. Seddiki a partagé cet engagement fort lors du lancement d’importants ateliers de formation. Ces sessions marquent le début concret du déploiement du RNA dans quatre wilayas « pilotes » : Bouira, Sidi Bel Abbès, Constantine et Ouargla. C’est un peu comme un test grandeur nature, essentiel pour peaufiner le système avant de l’étendre à l’ensemble du territoire. Pour M. Seddiki, ce projet est un excellent exemple de « coopération et de coordination efficace » entre les différents partenaires impliqués – car bâtir un tel référentiel demande l’effort conjugué de nombreuses administrations et experts.

Des satellites pour mieux nous repérer ici-bas
Mais comment une agence spatiale peut-elle bien aider à gérer des adresses sur Terre ? C’est là que l’expertise unique de l’ASAL prend tout son sens. L’agence va utiliser ses outils de pointe pour « améliorer le contenu et la qualité des données » du RNA. La clé ? Ses capacités de surveillance spatiale via les satellites. En clair, les satellites algériens, positionnés en orbite au-dessus de nous, fourniront des images et des données d’une précision incroyable. Ces informations permettront de cartographier le territoire avec une exactitude millimétrique, assurant que chaque adresse soit correctement identifiée et positionnée sur une carte numérique.

Pour cela, l’ASAL s’appuiera sur ses structures spécialisées : le Centre des Techniques Spatiales (CTS) d’Arzew près d’Oran, un lieu où l’on développe et teste des technologies spatiales ; le Centre des Applications Spatiales (CAS), qui travaille à l’utilisation concrète des données satellites pour diverses applications (comme l’agriculture, l’environnement, ou l’urbanisme) ; et l’École Nationale Supérieure des Sciences Géodésiques et des Techniques Spatiales (ENSSGTS), qui forme les futurs experts en géolocalisation et technologies spatiales. Ces centres regroupent les cerveaux et les outils nécessaires pour transformer les signaux venus de l’espace en informations pratiques pour nos rues.

Plus qu’une adresse, un moteur de développement
Pourquoi un tel investissement et une telle mobilisation ? Parce qu’un bon système d’adressage est bien plus qu’une simple liste de noms de rues. M. Seddiki l’a souligné : le RNA est un « noyau important et essentiel dans le processus de développement local et durable ».

Avoir des adresses précises et numérisées est crucial car cela permet d’améliorer la gestion urbanistique avec une meilleure planification des villes, une optimisation des services et réseaux, de renforcer la gouvernance locale -interventions de services publics plus rapides, livraisons plus fiables-, et de faciliter la vie quotidienne des citoyens et des entreprises -recherche de lieux simple, commande en ligne aisée, localisation instantanée de services-.

C’est un projet considéré comme « à dimension nationale et stratégique », une véritable priorité pour l’Algérie qui veut se moderniser. Pour lancer cette première phase dans les quatre wilayas pilotes, un budget conséquent de 664 millions de dinars a d’ailleurs été alloué, comme l’avait précisé Mme Amel Djouamaâ, directrice de la gouvernance locale au ministère de l’Intérieur.

Cette initiative s’inscrit parfaitement dans la volonté du gouvernement de moderniser le service public et de le mettre au diapason des « mutations numériques » que connaît le monde entier. L’ASAL ne se contente pas d’apporter sa technologie de pointe, elle s’engage aussi activement dans la formation des ingénieurs et techniciens locaux. Ce sont eux qui, sur le terrain, seront les « chevilles ouvrières » de ce projet, assurant son développement et sa maintenance.

L’Algérie utilise ses atouts les plus modernes, y compris ses capacités spatiales uniques, pour bâtir un système d’adressage précis, fiable et accessible. Un projet collaboratif qui promet de transformer la gestion de nos territoires, de simplifier la vie des citoyens, et de positionner l’Algérie dans l’ère numérique, en s’appuyant littéralement sur une vision… venue d’en haut !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *