21 avril 2026

Protéger nos idées et nos produits <br> À Tlemcen, Université et Douanes s’unissent face à la contrefaçon

Imaginez l’énergie, le temps et la passion qu’il faut pour créer quelque chose de nouveau comme une invention ingénieuse, un design unique, une marque qui raconte une histoire, une chanson qui nous touche… Tout cela, ce sont des créations de l’esprit humain, et elles méritent d’être protégées. C’est ce qu’on appelle la propriété intellectuelle.
Mais malheureusement, il y a un revers de la médaille la contrefaçon, ces copies illégales qui volent les idées, nuisent aux créateurs et, pire encore, peuvent mettre en danger notre santé et notre sécurité, pensez aux faux médicaments ou aux pièces détachées défectueuses ou qui ne respectent pas les normes.

Protéger l’Innovation est l’objectif clair de la Journée d’étude
Pour mieux comprendre ces enjeux cruciaux et trouver des solutions, l’université de Tlemcen a eu la brillante idée d’organiser une journée d’étude spéciale, main dans la main avec la direction régionale des Douanes. Le slogan de cette rencontre donnait le ton « La contrefaçon porte atteinte au droit de propriété intellectuelle et constitue un danger pour la santé et la sécurité du citoyen ». Un rappel percutant des risques encourus.

L’objectif de cette journée était clair. Sensibiliser un maximum de personnes – étudiants, professeurs, entrepreneurs, fonctionnaires – à l’importance capitale de respecter la propriété intellectuelle. Pourquoi est-ce si vital ? Parce que c’est un moteur essentiel pour notre développement économique. Quand les créateurs et les entreprises savent que leurs idées et leurs produits sont protégés, ils sont encouragés à innover, à investir, à se développer. Cela renforce la compétitivité de nos entreprises nationales face à la concurrence déloyale et permet de préserver notre production locale. C’est un cercle vertueux car protéger l’innovation, c’est encourager l’économie.

Regards croisés et expériences
Au cours de cette journée riche en échanges, des voix importantes se sont fait entendre. Le professeur Ali Hamza Cherif, vice-recteur de l’université, a rappelé le rôle fondamental de l’université : non seulement former, mais aussi diffuser cette culture de la propriété intellectuelle, faire comprendre ses bases juridiques et économiques. Pour lui, cette protection est un pilier indispensable pour bâtir une économie innovante et durable.

De l’autre côté, M. Noufel Laâdjilat, directeur régional des Douanes de Tlemcen, a réaffirmé l’engagement sans faille de ses services dans la lutte contre la contrefaçon sur le terrain. Il a chaleureusement salué cette collaboration avec l’université, soulignant que cette synergie – cette capacité à travailler ensemble efficacement – est absolument nécessaire pour créer un climat de confiance propice aux investissements et dynamiser toute l’économie algérienne.

Le programme de la journée a permis d’aborder le sujet sous différents angles. On a parlé de la création d’entreprises innovantes (les fameuses startups !) avec le Pr Zakaria Sari Hassoun, expliquant les étapes pour transformer une idée en projet concret. La Dr Fatiha Berk a détaillé les mécanismes de protection juridique ou comment déposer une marque, un brevet, pour que son idée appartienne bien à celui qui l’a créée. Un représentant des Douanes, le colonel inspecteur Hamid Hellal, a partagé l’expérience du terrain, expliquant les missions des douaniers pour intercepter les produits contrefaits à nos frontières.

Témoignages et partenariat. Bâtir un écosystème de confiance
Mais au-delà des aspects techniques et juridiques, l’humain était au cœur des discussions. On a écouté le témoignage poignant d’une entreprise agroalimentaire locale, Boublenza, qui fait face au défi concret de la contrefaçon de sa marque sur le marché. C’est une lutte quotidienne pour ces entrepreneurs qui investissent dans la qualité et voient leurs efforts menacés par des copies de moindre valeur.
La journée s’est terminée sur une note inspirante avec l’intervention de Mohamed Reda Ben Aïssa, un jeune diplômé de Tlemcen qui a créé sa propre startup technologique. Il a partagé son expérience personnelle sur l’importance de protéger ses innovations dans le monde dynamique et parfois impitoyable des jeunes pousses technologiques.

Ces échanges, ouverts et passionnés, ont permis de mettre en lumière les défis – mais aussi les opportunités – liés à la protection de la propriété intellectuelle en Algérie. Cette journée n’était pas un événement isolé, mais s’inscrit dans le cadre d’une convention de coopération récemment signée entre l’université de Tlemcen et la direction régionale des Douanes.
Un partenariat stratégique qui vise à renforcer la formation des futurs professionnels, à partager l’expertise entre le monde académique et les forces de l’ordre, et à organiser d’autres actions conjointes. C’est un pas décisif vers la construction d’un écosystème – un environnement favorable – où l’innovation peut s’épanouir en toute sécurité, où la créativité est valorisée et où les droits des inventeurs et des artistes sont pleinement sauvegardés pour le bien de toute l’Algérie.

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