Prévue du 30 septembre au 3 octobre 2026 à Annaba, la deuxième édition du hackathon panafricain « Nocode Hack » vient d’entrer dans sa phase active avec le coup d’envoi, ce jeudi 17 septembre, d’un programme de formation préparatoire. Une initiative clé pour démocratiser la création technologique et stimuler l’entrepreneuriat numérique à l’échelle régionale.
Le compte à rebours est lancé pour la jeunesse innovante du continent. Prévue du 30 septembre au 3 octobre 2026 à Annaba, la deuxième édition du hackathon panafricain « Nocode Hack » vient d’entrer dans sa phase active avec le coup d’envoi d’un programme de formation préparatoire. Une initiative clé pour démocratiser la création technologique et stimuler l’entrepreneuriat numérique à l’échelle régionale.
Le top départ a été donné ce jeudi 17 septembre 2026.
Par visioconférence, le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a officiellement inauguré le cycle de formation en ligne qui prépare les 112 candidats sélectionnés — venus d’Algérie et de plusieurs autres pays africains — à la grande confrontation d’Annaba.
Durant ces sessions préparatoires, puis lors de la phase finale prévue au Centre d’innovation d’Annaba, les participants auront pour mission de plancher sur des problématiques concrètes. Leur particularité, c’est de concevoir des applications et des solutions numériques opérationnelles en s’affranchissant des barrières de la programmation informatique traditionnelle.
Du prototype à la réalité économique
Au-delà de la compétition, l’enjeu affiché par les pouvoirs publics est d’assurer une passerelle directe entre l’idée créative et le marché. Intervenant lors du lancement, le ministre Noureddine Ouadah a insisté sur l’impératif d’accompagner les talents au-delà du simple cadre événementiel.
L’objectif est de structurer leurs innovations en véritables projets viables, qu’il s’agisse de fonder une start-up ou d’opter pour le statut juridique d’auto-entrepreneur.
Pour le département ministériel, ce parcours d’accompagnement constitue un levier fluide d’intégration dans l’économie numérique, garantissant la pérennité des structures créées et consolidant les assises d’une nouvelle économie nationale et continentale axée sur la matière grise et la compétence.
Un tremplin pour les compétences numériques
Rassemblant des profils variés, étudiants, développeurs en herbe, porteurs de projets et entrepreneurs, cette manifestation mise sur la collaboration transfrontalière pour renforcer l’écosystème technologique africain. En s’appuyant sur les technologies No-Code, le programme permet à des non-initiés de matérialiser leurs concepts sous forme de prototypes fonctionnels (MVP) en un temps record et à moindres frais, réduisant considérablement les obstacles initiaux à l’entrepreneuriat.
A Savoir
Définitions
Le No-Code : Il s’agit d’une approche de développement informatique qui permet de créer des applications web ou mobiles visuellement, par le biais d’interfaces graphiques et de glisser-déposer (drag-and-drop), sans avoir à écrire de lignes de code informatique complexes. Cette méthode abaisse drastiquement la barrière technique et financière pour prototyper rapidement des idées.
MVP (Minimum Viable Product / Produit Minimum Viable) : En entrepreneuriat, il désigne la version la plus simple d’un nouveau produit qui permet de tester une idée de marché auprès d’utilisateurs réels tout en minimisant les coûts et le temps de développement.
Hackathon : Événement intensif durant lequel des équipes collaborent sur un temps court (généralement quelques jours) pour concevoir et prototyper des solutions innovantes face à des défis précis.
Statut d’auto-entrepreneur : Un cadre juridique simplifié mis en place en Algérie pour encourager l’exercice individuel d’activités économiques de services, facilitant l’accès au marché du travail formel pour les porteurs de projets indépendants.

