2 août 2026

Vers une université algérienne plus internationale <BR> L’Université Oran 2 et l’Université Al-Balqa de Jordanie signent un accord de coopération académique

En signant un accord avec l’Université Al-Balqa, l’Université Oran 2 franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’ouverture internationale. Au-delà des échanges académiques et scientifiques, ce partenariat préfigure une réforme nationale avec probablement l’arrivée prochaine d’enseignants non algériens dans l’ensemble des universités algériennes. Un partenariat qui ouvre l’université algérienne sur le monde et prépare l’arrivée d’enseignants internationaux dans tout le pays.

L’Université Oran 2 Mohamed-Benahmed et l’Université appliquée Al-Balqa, en Jordanie, ont récemment signé un protocole d’accord. L’objectif est d’instaurer une coopération durable dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. L’information a été officialisée mercredi par l’université algérienne, dans un communiqué officiel.

Cet accord s’inscrit dans la stratégie internationale de l’Université Oran 2. Celle-ci vise à élargir son réseau de partenariats à l’étranger. Elle souhaite aussi renforcer sa présence académique aux niveaux régional et international.

Le protocole a été signé à distance, par visioconférence. Le recteur de l’Université Oran 2, le professeur Ahmed Chalal, et le président de l’Université Al-Balqa, le professeur Ahmed Fakhri Al-Ajlouni, ont paraphé l’accord. Cette signature à distance traduit leur volonté commune de renforcer la coopération académique et scientifique. Elle favorise également les échanges d’expertise et sert les intérêts communs des deux établissements.

Expertise étrangère, mobilité académique et excellence scientifique au programme

L’accord prévoit plusieurs actions concrètes. Il permettra l’échange d’enseignants, de chercheurs et d’étudiants. Il favorisera le développement de projets de recherche conjoints. Il prévoit aussi l’organisation de conférences, colloques et séminaires scientifiques. Les deux universités partageront leurs expériences et leurs bonnes pratiques académiques et administratives. L’accord inclut également des activités culturelles et sportives communes. Il soutiendra les initiatives conjointes dans les domaines de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de la coopération internationale.

À travers ce partenariat, l’Université Oran 2 s’ouvre résolument vers le monde. Elle renforce ses liens avec les établissements arabes et internationaux. Elle crée des ponts entre les cultures et les systèmes éducatifs. Elle offre à ses étudiants et à ses chercheurs une vision élargie des savoirs et des pratiques.

Cette dynamique d’ouverture ne se limite pas à l’Université Oran 2. Il est fort probable que, dans un avenir proche, l’ensemble des universités algériennes accueille des enseignants non algériens, venus enrichir les corps professoraux de leurs expertises diverses.

Cette mesure s’inscrit dans une réforme plus large du système d’enseignement supérieur. Elle vise à diversifier les profils des formateurs. Elle permettra d’importer des expertises variées, venant d’Europe, du monde arabe et d’ailleurs. Elle favorisera également l’échange de méthodes pédagogiques innovantes.

Cet accord contribue ainsi à améliorer la qualité de la formation et de la recherche scientifique. Il renforce la mobilité académique. Il soutient les objectifs de développement durable. L’Université Oran 2 réaffirme, par cette initiative, sa volonté de consolider ses relations internationales. Elle ouvre de nouvelles perspectives de coopération scientifique, d’échange de connaissances et d’expertises. Elle crée des opportunités concrètes pour l’innovation et l’excellence, au bénéfice de l’ensemble de la communauté universitaire.


Définitions

  1. Protocole d’accord : Document officiel qui fixe les grandes lignes d’une coopération future entre deux institutions. Il n’est pas juridiquement contraignant, mais il sert de feuille de route pour des actions concrètes.
  2. Coopération institutionnelle durable : Une relation structurée et pérenne entre deux universités, qui dépasse les échanges ponctuels. Elle repose sur des objectifs partagés et des actions régulières sur plusieurs années.
  3. Mobilité académique : La possibilité pour les étudiants, enseignants ou chercheurs de se déplacer temporairement vers une autre université, dans un autre pays, pour y suivre des cours, mener des recherches ou enseigner. Cela favorise l’ouverture culturelle et le transfert de compétences.
  4. Recherche scientifique conjointe : Des travaux de recherche menés en collaboration par des équipes des deux universités sur un même sujet. Cela permet de combiner des expertises complémentaires et de partager des équipements.
  5. Bonnes pratiques académiques et administratives : Des méthodes ou organisations qui ont fait leurs preuves dans un établissement et qui peuvent être reprises par un autre pour améliorer son fonctionnement (exemple : évaluation des enseignements, gestion des bibliothèques).
  6. Innovation et entrepreneuriat : L’innovation désigne la création de nouvelles idées, produits ou services. L’entrepreneuriat, dans ce contexte, est la capacité à transformer ces idées en projets concrets (start-ups, spin-offs universitaires).
  7. Objectifs de développement durable (ODD) : 17 objectifs adoptés par l’ONU en 2015 pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous d’ici 2030. Dans l’enseignement supérieur, ils se traduisent par des formations responsables et des recherches sur les enjeux climatiques et sociaux.
  8. Visio-conférence (signature à distance) : Réunion en ligne utilisant des outils vidéo (Zoom, Teams, etc.) permettant à des personnes situées dans des pays différents de signer un document simultanément. Cette pratique facilite les partenariats internationaux sans frais de déplacement.
  9. Corps professoral : L’ensemble des enseignants-chercheurs d’une université. L’arrivée d’enseignants non algériens vise à diversifier ce corps, à importer des expertises étrangères et à enrichir les méthodes pédagogiques.
  10. Rayonnement international : La capacité d’une université à être connue et reconnue au-delà de ses frontières nationales, grâce à la qualité de ses formations, de ses publications et de ses partenariats. Cela attire également des étudiants étrangers.
  11. Communauté universitaire : L’ensemble des personnes qui vivent et travaillent au sein de l’université : enseignants-chercheurs, étudiants, personnels administratifs et techniques, ainsi que les partenaires extérieurs.
  12. Réforme du système d’enseignement supérieur : Ensemble de changements structurels visant à moderniser les universités, à les rendre plus compétitives et à les aligner sur les standards internationaux (exemple : introduction de semestres, crédits ECTS, évaluation externe, etc.).

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