11 octobre 2026

4 millions de foyers raccordé à la fibre optique <BR> Comment Algérie Télécom a accéléré la cadence

Le compteur affiche désormais 4 millions d’abonnés à la fibre optique (FTTH) chez Algérie Télécom. Dimanche 11 octobre, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, s’est rendu au siège de l’opérateur pour marquer le coup.

En juin 2020, le pays comptait à peine 53 000 foyers raccordés. Un chiffre minuscule. Il a fallu attendre fin 2023 pour dépasser le million, puis atteindre 2,6 millions fin 2025. Rien que sur les neuf premiers mois de 2026, 1,4 million de foyers supplémentaires ont été branchés. Le parc d’abonnés a ainsi été multiplié par 75 en six ans.

Cette accélération s’explique en partie par l’effondrement des prix. En 2020, une connexion de 100 Mbit/s coûtait 9 999 dinars par mois. Aujourd’hui, l’abonnement est tombé à 2 400 dinars (une baisse bienvenue de 76 %).

L’objectif fixé d’ici fin 2026 consiste à franchir les 4,4 millions d’accès, avant de raccorder 300 000 foyers de plus début 2027 pour enterrer définitivement l’ancien réseau en cuivre.

Pendant la cérémonie, le 4 millionième abonné, un habitant de la wilaya de Tipaza, est reparti avec un hommage symbolique, aux côtés du commercial et du technicien venu lui installer sa prise. Un clin d’œil aux 4 400 sous-traitants mobilisés sur le terrain.

Définition

La FTTH, ou fibre optique jusqu’au domicile, désigne une connexion Internet où la fibre optique arrive directement chez l’abonné, sans passer par le réseau téléphonique en cuivre. Elle permet des débits plus élevés et plus stables, notamment pour la télévision haute définition, le télétravail ou les usages professionnels.

Le mégabit par seconde (Mbps) est l’unité de mesure du débit d’une connexion. Une offre à 100 Mbps permet de télécharger un fichier d’un gigaoctet en une dizaine de secondes environ, selon les conditions réelles du réseau.

L’expression « souveraineté numérique » renvoie à la capacité d’un État à maîtriser ses infrastructures, ses données et ses services numériques, plutôt que d’en dépendre de prestataires ou de réseaux étrangers.

Enfin, la transition du cuivre vers la fibre est un mouvement observé dans de nombreux pays. Les réseaux téléphoniques historiques, vieillissants et limités en débit, sont progressivement remplacés par la fibre optique, plus rapide et moins énergivore à l’usage.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *