12 janvier 2026

Satellites en orbite <BR> Un ciel de plus en plus encombré

Alors que la plupart des habitants de la planète observaient le ciel lors des festivités du 31 décembre, une question, en apparence anodine, refait surface, combien de satellites gravitent actuellement autour de la Terre ? La réponse, loin d’être simple, fait intervenir des données techniques et des distinctions essentielles.

Un nombre en forte progression

Selon plusieurs sources spécialisées, et après recoupement des données disponibles, on estime qu’au 31 décembre 2025, environ 16 000 satellites se trouvent en orbite autour de la Terre. Parmi eux, près de 13 000 sont encore opérationnels, tandis que le reste correspond à des appareils hors service, autrement dit inactifs mais toujours présents dans l’espace.

Ces satellites désactivés ne sont pas récupérés. Ils demeurent sur leur orbite d’origine, contribuant à ce que les agences spatiales appellent désormais la pollution orbitale ou débris spatiaux.

LEO : l’orbite la plus convoitée

Les estimations montrent également qu’environ 80 % de l’ensemble des satellites se situent en orbite terrestre basse, communément appelée LEO (Low Earth Orbit), c’est-à-dire à une altitude comprise entre environ 200 et 2 000 kilomètres au-dessus de la surface terrestre. En mloyenne, ce sera entre 400 et 500 km.

Cette zone concentre les constellations de satellites Internet, les satellites d’observation de la Terre, certains satellites militaires ainsi que des plateformes scientifiques.

La popularité croissante de cette orbite s’explique par son coût d’accès réduit et par la faible latence qu’elle permet pour les communications.

Des enjeux techniques et stratégiques majeurs

Cette concentration pose désormais des défis critiques en matière de gestion du trafic spatial, prévention des collisions, sécurité orbitale et de durabilité des activités spatiales.

Les agences spatiales multiplient les alertes concernant le risque de syndrome de Kessler, un scénario dans lequel une collision entre objets orbitaux pourrait entraîner une réaction en chaîne, rendant certaines orbites temporairement inutilisables.

Par ailleurs, la présence de milliers de satellites non opérationnels soulève des questions juridiques, notamment sur la responsabilité en cas de collision, et environnementales, liées à la rentée atmosphérique de ces appareils.

Un futur qui s’annonce encore plus dense

L’encombrement actuel n’est probablement qu’un début. Plusieurs acteurs privés et publics prévoient le déploiement de nouvelles méga-constellations, totalisant parfois des dizaines de milliers de satellites supplémentaires. À titre d’exemple le secteur des télécommunications, l’imagerie géospatiale, le renseignement militaire et l’Internet satellitaire sont en pleine expansion.

Cette dynamique redéfinit le rôle stratégique de l’espace, qui n’est plus seulement scientifique mais devient commercial, technologique et géopolitique.

En définitive, les satellites constituent une rupture technologique majeure dans le domaine des communications. Leur format compact, leur coût réduit et leur capacité à être lancés en constellation leur confèrent des avantages significatifs par rapport aux modèles plus volumineux déjà présents en orbite. Cette dynamique n’est toutefois pas sans contrepartie. Elle soulève de nouveaux enjeux en matière de régulation, de sécurité, de gestion de l’espace orbital et d’impact sociétal, qui devront être anticipés et encadrés dans les prochaines années.

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