La «fracture numérique » est une sanction. Elle est parfois présentée comme un déficit d’acculturation technique ou technologique. L’usage aussi est à étudier car l’introduction et l’implantation des TIC dans l’entreprise ou la société ne sont qu’une des phases d’un projet. A l’issue de cette étape, on entre dans la phase d’appropriation et d’usage des TIC qui fait apparaître un écart entre les usages prescrits, défini ou attendus par l’équipe informatique et les usages réels. Dans l’entreprise, les TIC n’ont de sens que si elles sont intégrées au système d’information de de manière à servir les objectifs et les choix stratégiques de celle-ci, tout en facilitant l’activité des utilisateurs. Cela renvoie à « usage», « utilisation » ou «appropriation» qui ne font pas écho pas aux mêmes réalités. Le terme « d’usage », souvent associé aux TIC et au système d’information, fait partie aujourd’hui du langage courant. La notion d’usage renvoie directement au cadre social et notamment organisationnel dans lequel se déroule l’utilisation des outils mais l’usage est, aussi, une construction sociale, individuelle et collective. Il comporte, en son sein, une forte dimension participative. Ce qui fait qu’il peut être un levier d’action extrêmement fort dans l’accompagnement des changements. Et les changements, l’Algérie les vit quotidiennement dans tous les domaines : social, sociétal et économique induit essentiellement par le développement exponentiel des TIC. Mais alors pourquoi parler de sanctions? Parce que sa finalité est d’abord politique : affirmer la centralité de la loi et de la règle tout autant que la cohésion et l’identité du groupe alors que les sont avant des usages, de l’utilisation et de l’appropriation. Et surtout donner la possibilité au citoyen de se projeter dans l’avenir

