Le 4 mai 2026, une délégation conjointe composée de représentants du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), du gouvernement japonais et des autorités algériennes a été reçue par la Haute Commissaire à la Numérisation de la République algérienne démocratique et populaire. L’événement a été marqué par la signature du document de projet (ProDoc) intitulé « Appui à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de transformation digitale 2025-2030 ». Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de partenariat technique et financier visant à consolider les fondements de l’économie numérique et à moderniser les services publics algériens.
La transformation digitale constitue aujourd’hui un impératif stratégique pour les États en développement, notamment dans le contexte des économies émergentes du continent africain. L’Algérie, consciente des enjeux liés à la transition numérique, a entrepris d’élaborer une stratégie nationale ambitieuse, déclinée sur la période 2025-2030. La mise en œuvre effective de cette stratégie requiert toutefois le concours d’acteurs internationaux dotés d’une expertise reconnue en matière de développement institutionnel et de gouvernance numérique.
Le 4 mai 2026, au siège du Haut-Commissariat à la Numérisation, Mme Meriem Benmouloud, Haute Commissaire à la Numérisation, a présidé une cérémonie de signature en présence d’une délégation de haut niveau, dont la composition reflète la dimension multilatérale du projet. Etaient present, Mme Natacha Van Rijn, représentante résidente du PNUD en Algérie ; M. Suzuki Kotaro, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon auprès de la République algérienne démocratique et populaire ; et M. Merabet Abdelghani, Directeur général des Relations multilatérales au ministère des Affaires étrangères.
Feuille de route sur deux phases
Le document de projet (ProDoc) signé à cette occasion porte le titre suivant : « Appui à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de transformation digitale 2025-2030 ». Cette initiative relève d’une coopération tripartite associant le Haut Commissariat à la Numérisation, le PNUD et le gouvernement japonais, ce dernier assurant le soutien financier nécessaire à la conduite des activités programmées.
L’objectif général consiste à renforcer la trajectoire de transformation digitale de l’Algérie, tant sur le plan institutionnel qu’économique, par le biais d’un accompagnement technique structuré et d’une assistance méthodologique ciblée. L’intervention de Mme Benmouloud a permis de préciser la structuration temporelle du projet, laquelle s’articule autour de deux phases distinctes.
Phase I (2025-2026) : il s’agit d’une période de consolidation, au cours de laquelle le plan d’exécution a déjà été élaboré et est actuellement en déploiement. Cette phase vise essentiellement à pérenniser les acquis antérieurement réalisés dans le domaine de la numérisation administrative.
Phase II (2027-2030) : cette période est consacrée à l’élaboration et à la mise en œuvre opérationnelle du plan d’exécution stratégique. Une attention particulière sera portée au quatrième axe de la stratégie, relatif à l’économie numérique, ainsi qu’à la conduite du changement organisationnel au sein des administrations publiques et des institutions étatiques. Mme Benmouloud a souligné que « cette vision progressive et intégrée permet d’ancrer la dynamique de transformation digitale à tous les niveaux », mettant ainsi en exergue l’approche systémique retenue.
Engagement de l’ONU
Mme Van Rijn a réaffirmé l’engagement institutionnel du PNUD à poursuivre une collaboration soutenue en faveur de politiques publiques caractérisées par trois attributs fondamentaux comme l’innovation, la globalité et la durabilité. Ces politiques doivent demeurer pleinement alignées sur la Stratégie nationale de transformation digitale algérienne, ainsi que sur les Objectifs de développement durable (ODD) énoncés par l’Agenda 2030 des Nations Unies.
Le Japon, partenaire stratégique
M. Suzuki Kotaro a, quant à lui, mis en avant la valeur ajoutée intrinsèque de cette coopération, insistant sur l’importance de l’accompagnement technique apporté au Haut Commissariat dans la mise en œuvre concrète du projet. La participation japonaise témoigne de la volonté de Tokyo de contribuer activement au renforcement des capacités numériques des pays partenaires.
Il convient de noter que ce partenariat tripartite trouve son origine dans la déclaration d’intention signée le 26 octobre 2025. Ce document fondateur établit la transformation digitale comme un levier de développement durable, un instrument de transparence administrative et un vecteur d’amélioration de la qualité des services publics en Algérie.
La signature de ce document de projet marque une étape significative dans la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie algérienne de transformation digitale. Par sa structuration bipartite, consolidation puis déploiement stratégique et son ancrage institutionnel solide, cette initiative illustre la pertinence des partenariats multilatéraux dans la conduite des réformes numériques d’envergure. Les travaux futurs permettront d’évaluer l’efficacité des mécanismes de gouvernance mis en place et de mesurer l’impact réel des réformes entreprises sur la performance économique et administrative du pays.

