
Quand je passe à côté d’une APC, je la trouve toujours pleine de monde. Des hommes, des femmes et… des enfants. Je me pose alors la question. Pourquoi y a-t-il autant de monde ? Avons-nous besoin d’autant de papier administratif dans la vie courante. La réponse m’est venue d’une demande à une entreprise publique. Leur réponse était un bout de papier d’une feuille découpée en quatre sur laquelle était écrit sept lignes. Je n’ai compris la chose qu’une fois que je sois parti vers une autre administration pour la première ligne qui m’a été demandée. Ce dernier me demanda, quant à lui, trois autres papiers. Boucle infernale. Pour essayer de « casser » ce cycle infernal de « demande de l’administration », la numérisation peut être une solution. En effet, les profonds changements induits par les technologies numériques dans les secteurs marchands sont également à l’œuvre dans les services publics. La numérisation est une opportunité à saisir pour renforcer l’efficacité des services administratifs et, plus généralement, celle des services publics, mais l’état des lieux ne saurait donc se résumer à celui de l’offre des services dématérialisés. Il faut aussi y intégrer les usages sans lesquels cette offre reste sans effet. Pour que ces nouvelles technologies conduisent à plus d’efficacité, il est nécessaire qu’elles s’accompagnent de changements organisationnels, d’une grande transparence dans leur utilisation et d’un recours massif aux services publics numériques par les citoyens et les entreprises sans oublier l’administration, elles-mêmes.

