Fini les files d’attente interminables et les dossiers égarés. Avec l’intégration des travaux publics sur la plateforme Dzair Digital Services, l’administration passe enfin à la vitesse supérieure, pour le plus grand bonheur des professionnels.
C’est un soulagement que les entrepreneurs du secteur espéraient depuis longtemps. Imaginez un peu, pour obtenir une simple validation ou un sésame administratif, il fallait jusqu’ici multiplier les déplacements, perdre des journées entières dans les couloirs des directions de wilaya ou poireauter face à un guichet de l’administration centrale. Ce parcours du combattant prend un coup de vieux.
En s’inscrivant dans la droite ligne des orientations fixées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors du Conseil des ministres du 12 juillet 2026, le Haut Commissariat à la Numérisation (HCN) et le ministère des Travaux publics ont décidé de crever l’abcès de la lourdeur bureaucratique. Le portail unique Dzair Digital Services accueille désormais l’ensemble des procédures liées aux travaux publics.
Pour les patrons d’entreprises de construction, les ingénieurs et les responsables de bureaux d’études, la révolution est bien réelle. Demandes d’agrément, obtention de certificats de qualification ou de classification professionnelle, tout se fait désormais depuis un écran, au bureau ou à la maison. Plus besoin de se deplacer, de faire la chaine pendant des heures pour déposer un simple dossier papier. Mieux encore, la plateforme permet de suivre l’avancement de son dossier en temps réel, comme on suit un colis sur Internet. Transparence totale, visibilité absolue.
Au-delà du confort évident pour les nerfs des usagers, c’est toute la philosophie de la relation entre l’État et ses acteurs économiques qui est en train de basculer. En faisant communiquer intelligemment les différents ministères entre eux, cette transition numérique assainit les pratiques, réduit drastiquement les délais de traitement et ferme la porte aux lenteurs complices.
Une bouffée d’oxygène pour l’économie nationale, qui prouve que quand la volonté politique s’en mêle, la machine administrative peut enfin se mettre à l’heure du XXIe siècle. Et ce n’est visiblement que le début.
A Savoir
Définitions
Interopérabilité intersectorielle : Capacité de différents systèmes informatiques ou administrations publiques à communiquer et à échanger des données entre eux de manière fluide et sécurisée, évitant ainsi aux usagers de ressaisir les mêmes informations d’un ministère à l’autre.
Qualification et classification professionnelles : Système d’évaluation officiel qui attribue aux entreprises de construction un label et un niveau technique en fonction de leurs capacités financières, humaines et matérielles, conditionnant leur accès aux marchés publics.
Agrément des bureaux d’études : Autorisation officielle délivrée par l’État qui certifie qu’un cabinet d’ingénierie ou d’architecture possède les compétences requises pour exercer légalement et concevoir des projets d’infrastructure.

