Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) a récemment réaffirmé son engagement envers l’innovation disruptive et l’alignement entre la R&D académique et l’impératif industriel. Lors d’une visite de travail à l’Université Mohamed Béchir El Ibrahimi de Bordj Bou Arreridj, l’accent a été mis sur la maturation des prototypes étudiants et le déploiement de solutions deep tech.
L’inspection des initiatives étudiantes a révélé une dynamique prometteuse en matière de transfert technologique appliqué. Les projets présentés, couvrant la santé, l’agriculture de précision et les services numériques, ne sont plus de simples travaux universitaires, mais des prototypes fonctionnels qui prouvent la capacité des jeunes chercheurs à développer des solutions à haute valeur ajoutée socio-économique. Cette convergence entre la recherche et les besoins du marché renforce la compétitivité des institutions académiques en les positionnant comme des incubateurs d’innovation sectorielle.
TECHRIH_TECH : Une Solution de remote learning médical à haute intégration
Le moment fort de la visite a été l’inauguration de la table de dissection électronique à distance TECHRIH_TECH de l’Université d’Adrar, marquant une avancée majeure dans l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’enseignement médical.
Ce système représente une plateforme de simulation et de telementoring qui optimise l’accessibilité et la précision. Elle permet aux étudiants éloignés de suivre des dissections avec une fidélité et une précision inédite, grâce à une architecture de diffusion à distance basée sur l’IoT (Internet des Objets) ou des réseaux dédiés. C’est de la souveraineté technologique. En effet, le projet est le fruit d’un consortium local (Université de Saïda, start-up spécialisée et fabricant algérien). Atteignant un taux d’intégration industrielle de près de 70 %, TECHRIH_TECH est une illustration concrète de la localisation du savoir-faire et de la maîtrise des chaînes de valeur technologiques.
Cette innovation fait suite au développement antérieur d’une table d’anatomie virtuelle algérienne. Ce système repose sur des techniques digitales immersives et de simulation tridimensionnelle (3D), confirmant la transition du secteur vers l’e-santé et les outils d’apprentissage augmentés au sein du cursus académique. La table est conçue et fabriquée par un consortium de l’Université de Saïda, d’un chercheur algérien à l’étranger, de l’entreprise Condor et de deux startups.
Ces initiatives confirment la stratégie ministérielle et le changement de mindset visant à transformer l’université en un moteur de l’économie de la connaissance. L’accent mis sur la recherche appliquée, le transfert technologique et l’intégration industrielle locale prépare une nouvelle génération de diplômés dotés de compétences de pointe, aptes à relever les défis scientifiques et technologiques complexes du XXIe siècle.

