13 janvier 2026

Face aux débris de Starlink <BR> Les scientifiques alertent sur la pollution et demandent un cadre légal

Selon les dernières observations, jusqu’à quatre satellites de la constellation Starlink d’Elon Musk tombent sur Terre chaque jour. Jonathan McDowell, astronome au Centre d’astrophysique d’Harvard-Smithsonian aux États-Unis, a enregistré entre un et deux engins par jour en moyenne en 2025. Plus inquiétant, ce chiffre devrait plus que doubler à mesure que de nouveaux appareils sont mis en orbite. À ce rythme, cinq entrées quotidiennes pourraient devenir la norme, conséquence directe de l’expansion effrénée de la flotte SpaceX.

le rythme alarmant des chutes de satellites remet en question la désintégration totale promise par SpaceX

Aujourd’hui, environ 20.000 objets orbitent autour de la Terre, dont 12.000 satellites actifs. Parmi eux, 8.500 appartiennent à Starlink. Un chiffre qui pourrait quintupler d’ici 2035, si l’on en croit les chiffres du blog technologique Datafeature. Les engins Starlink, d’une durée de vie de cinq ans, sont censés se désintégrer entièrement dans l’atmosphère, évitant ainsi toute retombée sur le sol. Mais la théorie ne semble pas toujours se vérifier.

Sur les réseaux sociaux, les vidéos d’objets lumineux striant le ciel et se dirigeant vers la Terre se multiplient, mêlant angoisse et fascination. Les experts se veulent rassurants car ils jurent que la technologie ne représente aucun danger pour les particuliers. Des dommages matériels ont pourtant déjà été causés, alors que risque-t-on vraiment?

En juillet 2024, un débris d’un mètre carré issu d’une capsule SpaceX Dragon, composé de métal et de fibre de carbone, a été découvert sur une propriété isolée dans l’Ouest de la Caroline du Nord. Un mois plus tard, un morceau de 2,5 kilogrammes d’un satellite Starlink était retrouvé près d’une ferme au Canada. De quoi tempérer l’optimisme des ingénieurs.

Les satellites, mauvais pour l’environnement?
Bien que ces incidents n’inquiètent pas la population car les chercheurs affirment que les satellites Starlink se consument presque entièrement lors de leur rentrée atmosphérique mais l’augmentation récente du nombre de ces debris de satellite trouvés justifie, selon les experts, de maintenir une vigilance constante.

Les chercheurs et astronomes expriment leur malaise face au risque posé par la réintégration atmosphérique des engins spatiaux et proposent, par conséquent, d’interdire la réintégration incontrôlée des objets spatiaux de plus d’une tonne, ciblant les satellites ou les étages de fusée abandonnés.

Bien que les désintégrations contrôlées des satellites Starlink ne posent pas de menace directe pour le public, les scientifiques sont vivement préoccupés par leur impact environnemental. Lors de leur combustion atmosphérique, ces engins libèrent de l’oxyde d’aluminium, un composé qui risque de réchauffer les couches supérieures de l’atmosphère et d’en modifier la chimie.

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