Le ministère des Finances a lancé la première phase du déploiement du Système Intégré de Gestion Budgétaire (SIGB), un outil technologique visant à révolutionner la gestion des recettes et des dépenses publiques en Algérie, qui a été initié en 2021. Cette initiative, débutant avec l’intégration dans quatre régies essentielles du ministère, s’étendra progressivement à l’ensemble des administrations publiques d’ici 2027. Hébergé dans un DataCenter certifié TIER 3, le SIGB promet transparence, efficacité et sécurité dans la gestion des finances publiques, tout en répondant aux exigences de bonne gouvernance.

Le ministère des Finances a récemment lancé la première phase du déploiement du Système Intégré de Gestion Budgétaire (SIGB), un projet stratégique visant à moderniser la gestion des finances publiques dans le pays. Ce système, qui s’inscrit dans un cadre de réforme plus large de l’administration publique, a pour objectif de rendre la gestion budgétaire plus transparente, efficace et adaptée aux défis contemporains. Lors d’une réunion présidée par le ministre des Finances, Laaziz Faid, le projet a été présenté en détail, avec une première étape qui consiste à intégrer le SIGB dans quatre régies essentielles du ministère : la Direction Générale des Douanes (DGD), la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité (DGTC), la Direction Générale du Budget (DGB), et la Direction Générale des Impôts (DGI).
Le SIGB repose sur une infrastructure technologique de pointe, certifiée et sécurisée, permettant une gestion automatisée des recettes et des dépenses publiques. Il couvre toutes les phases du cycle budgétaire, y compris l’engagement des dépenses, la liquidation, le mandatement et le paiement des fonds publics. Cette automatisation vise à améliorer la précision des transactions financières et à réduire les risques d’erreurs humaines ou de fraudes. De plus, le SIGB permet une meilleure intégration des différents systèmes d’information au sein du ministère des Finances, facilitant ainsi le suivi et la gestion des flux financiers.
Les différentes phases du SIGB
La première phase du déploiement se concentrera principalement sur les régies du ministère des Finances. Dans les phases suivantes, le système sera étendu à d’autres ministères stratégiques tels que l’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur, l’Agriculture et les Travaux publics, afin de garantir une gestion cohérente et intégrée des finances publiques à l’échelle nationale. La troisième phase, prévue pour 2027, vise la généralisation du SIGB à l’ensemble des administrations publiques du pays, permettant ainsi une modernisation globale du secteur public.
Le système SIGB est hébergé dans un DataCenter certifié TIER 3, garantissant non seulement une haute disponibilité des services, mais également une sécurité optimale pour la gestion des données sensibles liées aux finances publiques. Un DataCenter certifié TIER 3 répond à des exigences strictes en termes de redondance des systèmes, de protection contre les pannes et de sécurité des données, assurant ainsi la continuité des services même en cas de défaillance technique. Cela reflète l’engagement du gouvernement algérien à sécuriser l’ensemble des informations financières du pays face aux menaces croissantes.
L’implémentation du SIGB marque ainsi une avancée majeure dans « la modernisation des processus budgétaires et comptables en Algérie ». Ce système contribuera non seulement à renforcer la transparence dans la gestion des fonds publics, mais aussi à optimiser l’utilisation des ressources, à améliorer l’efficacité des services publics et à favoriser un climat des affaires plus sain. Par cette initiative, l’Algérie répond aux exigences internationales de bonne gouvernance et de responsabilité financière, tout en offrant un cadre sécurisé et fiable pour le développement économique du pays.

