18 juin 2024

Plongée dans la révolution numérique
La transformation digitale décryptée par un expert

Ooredoo, pour son 76è session de formation du Club de la Presse, a invité Djallal Bouabdellah, un expert dans le domaine de transformation digital. Lors de cette rencontre, Djallal Bouabdellah a partagé ses connaissances approfondies et son expérience dans ce domaine en constante évolution. Au cours de cette session, l’expert a mis en lumière les nuances et les défis liés à la transformation digitale, offrant un éclairage précieux sur les tendances émergentes, les meilleures pratiques, et les opportunités qui façonnent le paysage numérique actuel.

L’orateur a entamé son speech par les définitions. Il a voulu définir numérisation, digitalisation et transformation numérique. Il dira que « la numérisation et la digitalisation sont deux termes liés aux processus de transformation des informations en formats électroniques, mais ils ont des significations distinctes. »

En effet, dira-t-il, la numérisation fait référence à la conversion de données, de documents ou d’images analogiques en format numérique. Cela implique la représentation des informations sous forme de bits, utilisant des codes binaires (0 et 1) pour représenter des éléments tels que des textes, des images ou des sons. Par exemple, la numérisation d’un document papier consiste à le convertir en un fichier électronique, généralement un fichier PDF ou une image.
Par contre, la digitalisation est un concept plus large dira-t-il. Elle englobe la numérisation, mais va au-delà de la simple conversion de supports analogiques en format numérique. La digitalisation implique l’utilisation de technologies numériques pour transformer et améliorer les processus, les activités et les modèles commerciaux. Cela peut inclure l’automatisation des processus, l’utilisation de logiciels et d’outils numériques pour améliorer l’efficacité opérationnelle et la prestation de services numériques aux clients.

Cette transformation du papier en données offre plusieurs avantages, notamment la réduction de la dépendance aux documents physiques, une meilleure accessibilité aux informations, une gestion plus efficace des données et une facilitation des processus automatisés. En résumé, dira-t-il, la numérisation a pour objectif principal la conservation et la facilitation de l’accès aux informations, tandis que la digitalisation vise à transformer les processus et les modèles d’activité.
D’un autre côté, dira-t-il, la transformation digitale, également connue sous le terme de transformation numérique, fait référence à la transition fondamentale d’une organisation, d’une entreprise ou d’une société vers l’utilisation intensive des technologies numériques.
Cela implique l’adoption et l’intégration stratégique des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans tous les aspects de l’activité pour améliorer l’efficacité opérationnelle, stimuler l’innovation, mieux répondre aux besoins des clients, et rester compétitif dans un environnement en constante évolution est la clé.
Mais pour cela, il faudrait changer de mindset, dira-t-il « Beaucoup ne s’en rendent peut-être pas compte, mais les applications font partie intégrante de notre existence quotidienne », déclare Djallal Bouabdellah avant d’ajouter que « il y a une volonté pour atteindre la digitalisation car cela améliore le service public ».
La transformation digitale, dira-t-il, n’est pas simplement une mise à niveau technologique, mais plutôt une refonte complète de la manière dont une organisation opère et interagit avec son environnement. Elle peut impliquer des défis importants liés à la gestion du changement, à la cybersécurité et à l’acquisition de nouvelles compétences. Cependant, lorsqu’elle est bien réalisée, la transformation digitale peut apporter des avantages significatifs en termes d’efficacité, d’innovation et de compétitivité.

Garantir l’inclusion numérique pour tous
Pour cela, l’orateur met en exergue l’importance de l’inclusivité en insistant sur l’accès, l’équité et la participation à la transformation numérique en cours. Il affirme que, au-delà de l’infrastructure physique, la réduction de la fracture numérique repose sur « la nécessité de rendre l’accès à Internet et aux appareils, tels que les smartphones et laptops, disponibles à des prix largement abordables ». En ce qui concerne les applications gouvernementales, « cela doit reposer sur des plateformes numériques accessibles », favorisant une utilisation quotidienne plus étendue d’Internet. Bien entendu, la connectivité doit être significative afin que les individus puissent en bénéficier.
Afin de garantir une pleine inclusion, il souligne que tous les enfants doivent acquérir des compétences de base en alphabétisation, ainsi qu’un accès numérique sécurisé, dès leur plus jeune âge. Les niveaux d’apprentissage insuffisants exposent la génération actuelle d’étudiants au risque de perdre d’importants revenus potentiels tout au long de leur vie.
Pour les applications gouvernementales, « cela doit reposer sur des plateformes numériques accessibles », favorisant une utilisation quotidienne plus étendue d’Internet. Bien sûr, la connectivité doit être significative pour que les gens puissent en bénéficier.
Pour garantir une pleine inclusion, tous les enfants ont besoin de compétences de base en alphabétisation numérique, ainsi que d’un accès numérique sécurisé, dès leur plus jeune âge. Les faibles niveaux d’apprentissage exposent la génération actuelle d’étudiants au risque de perdre d’importants revenus potentiels au cours de leur vie.

La data, le pétrole du XXIè siècle
Chiffre à l’appuie, l’orateur donnera de l’information pour etayer ses explications en parlant de la population, des carte de credit distribuées mais aussi des abonnés télécoms sans oublier les abonnés à l’internet ou le nombre de compte bancaires.
La gestion et l’analyse des données ont acquis une importance cruciale dans divers secteurs tels que les affaires, la science, la technologie, la recherche et l’administration d’un pays. Les dirigeants exploitent activement les données pour prendre des décisions éclairées, identifier des tendances, comprendre les besoins des citoyens et optimiser les services fournis. Cette pertinence ne se limite pas aux gouvernements ; elle s’étend également aux entreprises. En effet, la science des données, une discipline spécialisée, se consacre à extraire des connaissances des données en utilisant des techniques statistiques, informatiques et mathématiques.
Pour souligner ces définitions, l’orateur mettra en avant que « les entreprises technologiques sont aujourd’hui parmi les plus grandes capitalisations mondiales, et leur activité est entièrement centrée autour de la gestion et de l’exploitation des données ».
Enfin, il a rappelé l’importance de la qualité, de la précision et de la pertinence des données pour des analyses fiables et des prises de décisions informées.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *