18 juin 2024

Les États-Unis concluent un accord secret avec le Japon et les Pays-Bas
Contrer la Chine dans le domaine des Semi-conducteurs

Washington s’engage dans des négociations confidentielles visant à restreindre l’accès chinois aux technologies clés des semi-conducteurs. En effet, selon Bloomberg, une manœuvre diplomatique se dessine alors que les États-Unis s’allient au Japon et aux Pays-Bas pour limiter l’influence de la Chine dans le secteur stratégique des semi-conducteurs, mettant l’accent sur l’entreprise néerlandaise ASML et ses machines de photolithographie.

Dans une manœuvre visant à contrer l’ascension de la Chine dans le secteur des semi-conducteurs, les États-Unis ont engagé des négociations confidentielles avec le Japon et les Pays-Bas. L’objectif est de restreindre l’accès de la Chine aux équipements essentiels à la fabrication de puces de pointe. Les discussions portent notamment sur l’entreprise néerlandaise ASML, un géant mondial spécialisé dans la fabrication de machines de photolithographie pour l’industrie des semi-conducteurs. Ces équipements sont vitaux pour la fabrication de semi-conducteurs utilisés dans une variété d’applications, de l’électronique grand public aux technologies avancées telles que l’intelligence artificielle et les véhicules autonomes.

Selon des sources anonymes proches du dossier, un accord aurait été conclu entre les États-Unis, le Japon et les Pays-Bas, bien que cela n’ait pas été officiellement confirmé. Le gouvernement néerlandais prévoit d’imposer des restrictions strictes sur les exportations d’ASML vers la Chine, ciblant en particulier les machines de lithographie dans l’ultraviolet profond. Ces équipements sont jugés essentiels pour la production de certains types de puces avancées, et sans eux, les efforts de mise en place de lignes de production pourraient être compromis. La lithographie consiste à imprimer des motifs sur des plaques de silicium à l’aide de lumière ou de rayons ultraviolets, permettant ainsi la création de circuits intégrés complexes présents dans les puces électroniques.

L’accord ne se limite pas aux Pays-Bas, puisque le Japon envisage également d’imposer des limitations similaires à Nikon, renforçant ainsi la coopération internationale pour contrôler l’accès à des technologies cruciales.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de l’administration Biden visant à freiner la capacité de la Chine à développer ses propres semi-conducteurs avancés ou à importer ces composants technologiques. Cependant, certains experts soulignent que de telles restrictions pourraient pousser Pékin à accélérer avec succès ses propres avancées technologiques dans le domaine des puces avancées.
L’impact potentiel de cet accord sur l’équilibre mondial des puces électroniques reste à surveiller, mais il reflète clairement l’intensification des tensions dans le domaine stratégique des semi-conducteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *