16 juin 2024

Mise en place d’un réseau de startups: Objectif plus de 10% du PIB pour 2030

L’Algérie accorde une importance capitale aux startups qui constituent le socle de l’économie de la connaissance et du savoir. A travers ces startups, ce sont les fondements de l’Algérie nouvelle, tournée vers l’entreprenariat, la modernité et les nouvelles technologies, qui sont mis en place.

Il est attendu que ces startups contribuent jusqu’à hauteur de 10% dans le PIB hors hydrocarbures à l’horizon 2030, selon le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’économie de la connaissance et des startups, Yacine El-Mahdi Oualid. Cela dénote de la stratégie mise en place par l’Etat afin de disposer, à terme, d’un réseau de startups à même de révolutionner l’économie nationale, laquelle qui doit inévitablement se diriger vers les nouvelles technologies.
En vérité, l’Algérie ne veut pas être à la traine du développement technologique, au contraire, elle tient à être au diapason de ce qui se fait de par le monde, sachant que les pays développés disposent d’un nombre de plus en plus important de startups, comme les Etats-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Australie ou encore le Singapour pour ne citer que ces pays.
Aujourd’hui, l’économie mondiale est, plus que jamais, dépendante des startups, lesquelles incarnent l’innovation en matière de développement, de business et d’investissement. Le développement des startups demeure un indice infaillible concernant l’attractivité des investisseurs, lesquels bénéficient entre autres de réductions fiscales.

Des exemples de startup qui ont réussi

A titre d’exemple, on peut citer des startups mondialement célèbres pour leur réussite en matière d’innovation, comme Uber, qui est la plus grande société de taxis sans voiture, ou encore Airbnb qui bouleverse les codes de l’hôtellerie et Alibaba qui a redéfini le commerce en ligne. Le dénominateur commun de ces startups est avant tout une disruption avec une utilisation des plateformes qui relie la demande à l’offre.

L’Algérie qui a pris conscience de l’importance des startups, est en train de mettre en place un cadre législatif et juridique pour faciliter la création de ces petites entreprises et ce, en créant un environnement propice et favorable à leur essor et développement. C’est dans ce sens qu’un projet de loi-cadre, relatif à l’économie de la connaissance devrait être soumis dans les prochains jours au gouvernement, avait assuré le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’économie de la connaissance et des startup, Yacine El-Mahdi Oualid.
Il s’agit en fait de définir avec précision la stratégie nationale d’appui à l’économie de la connaissance à long terme, pour les quinze prochaines années.

Sept groupes de travail chargés de la formulation des articles

Le processus s’est accéléré puisque le projet de loi, relatif à l’économie de la connaissance, est confiée à sept groupes de travail chargés de la formulation des articles relatifs à chacun des sept axes de ce nouveau texte, à savoir le financement de l’innovation, l’appui de la recherche et du développement, la propriété intellectuelle, la gouvernance, les systèmes d’enseignement et de formation, l’économie numérique et le transfert de technologie.

Des experts et des spécialistes de l’économie de la connaissance ont intégré ces groupes de travail pour plancher sur la mise en place d’un cadre juridique propice à l’économie du savoir, adossée sur les nouvelles technologies et la numérisation.
Pour rappel, les assises nationales de l’économie de la connaissance, organisées en 2021 avec la participation de plus de 1400 experts algériens, dont le tiers sont des membres de la communauté nationale établie à l’étranger, avaient recommandé de prendre des mesures incitatives en faveur des startups, de manière à encourager tous les porteurs de projets innovants, lesquels auront la possibilité de bénéficier d’un accompagnement financier et d’incubateurs, implantés à travers l’ensemble du territoire national.

Mieux encore, les Pouvoir publics œuvrent à faciliter l’accès des fonds d’investissement étrangers pour investir dans le domaine des startups, dans le cadre du partenariat gagnant-gagnant et du transfert de technologie. Cela permettra aux opérateurs nationaux de se frotter à leurs homologues des startups d’autres pays afin de profiter de leur savoir-faire et de leu expérience, ce qui renforcera davantage le processus de mise en place d’une économie de la connaissance et du savoir en Algérie. L’objectif demeure de créer des richesses pour s’affranchir d’une économie qui a toujours été dépendante des hydrocarbures. Un défi qui passe par les startups et, par conséquent, par les nouvelles technologies.g

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