18 juin 2024

Projet de création d’une plateforme d’expertise des pathologies néphrologiques

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Un projet de création d’une plateforme d’expertise des pathologies néphrologiques est en cours de préparation par l’Association des néphrologues libéraux (ANLA), a-t-on appris, samedi, du président de cette dernière. Cette plateforme mettra en contact les médecins généralistes membres de cette plateforme aux néphrologues de l’association, pour discuter des cas présentés chez eux en relation avec les problèmes rénaux, a précisé à l’APS, Dr Zouakou Djamel, en marge d’une rencontre organisée à Oran à l’occasion de la Journée mondiale du Rein.

« A chaque fois qu’un médecin généraliste est confronté à un cas clinique de néphrologie, il pourra demander un avis d’expertise via cette future plateforme afin d’accélérer le processus de prise en charge des patients et éviter les stades avancés des pathologies », a-t-il souligné.Dans ce cadre, il a estimé que le médecin généraliste peut jouer un rôle important dans le parcours de soins des patients car, c’est à lui qu’incombe la tâche de les orienter vers le spécialiste au moindre signe et il est appelé à avoir toutes les connaissances nécessaires sur les symptômes, les facteurs de risques etc.
Pour sa part, le Pr Faïza Zerdoumi, chef de service de néphrologie de l’EHU d’Oran, a également insisté sur le dépistage précoce, une procédure simple « à effectuer à partir de 40 ans ou si on souffre de pathologies chroniques comme l’HTA ou le diabète. Il suffit d’un bilan sanguin, d’un test urinaire, et d’une consultation chez un spécialiste pour s’assurer de l’existence ou non d’une atteinte rénale ».
« C’est une maladie silencieuse. Les malades se présentent souvent chez nous quand la maladie atteint un stade très avancé où nous ne pouvons plus faire grande chose. C’est pourquoi, j’insiste sur l’importance du dépistage précoce afin d’éviter l’hémodialyse et de pouvoir sauver des vies », a-t-elle ajouté.
L’insuffisance rénale était considérée, en 2017, comme la 10ème cause de mortalité précoce en Algérie qui compte trois millions d’insuffisants rénaux, selon les statistiques du ministère de la santé présentées lors de cette journée.
Plusieurs interventions ont marqué cette journée de néphrologie, dont « HTA, facteur de risque de progression des maladies rénales chroniques (MRC) », « HTA, point de vue cardiologie », « Règles hygiéno-diététiques dans la maladie rénale » entre autres.
Cette journée a été organisée par l’ANLA, en collaboration avec l’association des médecins d’Oran pour la prévention cardiaque (AMOPREC) et le service de néphrologie de l’EHU d’Oran.

In APS Web.

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