18 juin 2024

Conflit Ukraine-Russie Qui maitrisera l’arme fatale de la guerre électronique ?

Par K. Abdenour

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Si la guerre entre l’Ukraine et la Russie se livre sur le terrain par les armes conventionnelles, elle fait rage sur un autre terrain, celui des nouvelles technologies.

Sur les réseaux sociaux et sur les moteurs de recherche, les deux pays se livrent une guerre sans merci avec la complicité des pays du bloc dit occidental, à savoir l’Europe occidental qui est mise sous la tutelle des Etats-Unis d’Amérique.
La première conséquence de la guerre des nouvelles technologies, c’est la sanction émanant du géant moteur de recherche Google qui a annoncé avoir suspendu la possibilité pour les médias russes appartenant à l’Etat de générer des revenus sur ses plateformes, indiqué un porte-parole de Google dans un communiqué qui a été repris par les différentes agences de presse et qui a fait le tour des réseaux sociaux.
Des mesures similaires ont été prises par YouTube, filiale de Google, qui avait annoncé qu’il empêcherait certaines chaînes russes de générer de l’argent via les vidéos diffusées sur sa plateforme. Les équipes de YouTube ont même commencé à suspendre la possibilité pour certaines chaînes de générer des revenus sur YouTube, dont Russia Today (RT).
Pour la précision, les chaînes TV gagnent beaucoup d’argent sur YouTube, compte tenu des bannières publicitaires qui défilent sur l’écran lorsque les internautes se connectent pour regarder des vidéos.

Il en est de même pour le réseau social américain Facebook qui avait annoncé avoir interdit aux médias publics de la Russie de diffuser des publicités et de monétiser leurs activités sur sa plateforme.
Les occidentaux ont adopté une série de sanctions financières contre Moscou quand ils ont planifié d’exclure de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire Swift, rouage essentiel de la finance mondiale. Swift qui utilise les nouvelles technologies de l’information, est l’un des plus importants réseaux de messagerie bancaire et financière fondée en 1973. La société, acronyme de Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication -SWIFT-, est basée à Bruxelles. Non coté, Swift est organisé sous forme de coopérative de banques.
Mis en œuvre pour remplacer la technologie vieillissante du Télex, le groupe assure plusieurs tâches, à savoir le transit des ordres de paiement entre banques, les ordres de transferts de fonds de la clientèle des banques, les ordres d’achat et de vente de valeurs mobilières, etc… Tout cela grâce à des messages standardisés et sécurisées, permettant une communication rapide, confidentielle et peu coûteuse entre établissements financiers.

La société revendique plus de 11.000 organisations bancaires et de titres, infrastructures de marché et entreprises clientes dans plus de 200 pays et territoires ».
La Russie serait aussi le deuxième pays après les Etats-Unis en nombre d’utilisateurs avec quelque 300 banques et institutions russes membres du système. Plus de la moitié des organismes de crédit russes sont représentés dans Swift.
En somme, cette guerre, aura provoqué une flambée d’intox sur internet, notamment sur les réseaux sociaux, phénomène devenu récurrent à chaque déclenchement de guerre ou de conflit. Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger sont ainsi contrôlés par les Occidentaux de manière à empêcher la Russie de diffuser ses informations. En revanche, la propagande occidentale se poursuit à travers le contrôles des chaines TV et des réseaux sociaux les plus populaires de par le monde afin d’orienter l’information ou plutôt de mieux la contrôler.
C’est dire que la guerre de l’information par nouvelles technologies et réseaux sociaux interposés est plus déterminante et efficace que celle menée avec les armes conventionnelles, ce qui explique la course effrénée des différentes parties dans ce conflit pour maitriser ce créneau, sachant que l’information va plus vite dans un monde devenu tel un petit village, compte tenu du développement des technologies de la communication.

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