18 juin 2024

Plan d’action du Gouvernement: 16 millions de cartes, 8000 DAB et un million de TPE d’ici 2024

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Le plan d’action du gouvernement qui est actuellement soumis au débat et à l’enrichissement au niveau du Parlement, accorde une importance particulière quant au renforcement de la numérisation et de l’innovation ainsi que de l’économie de la connaissance en Algérie.
Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a indiqué hier lundi à Alger que le Gouvernement prévoit de produire plus de 16 millions de cartes électroniques, tout en assurant plus de 8.000 distributeurs automatiques de billets (DAB), outre l’équipement d’un million de commerçant en Terminaux de paiement électronique (TPE) à l’horizon 2024.
Présentant le Plan d’action du Gouvernement devant les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Benabderrahmane a, également, annoncé l’ouverture d’agences bancaires à l’étranger et l’accélération du rythme de numérisation des systèmes de paiement, précisant que le Gouvernement compte ouvrir tous les ans 30 nouvelles agences bancaires (publiques et privées) et augmenter le nombre des agences d’assurances de 5% par an.
De plus, ces mesures englobent la poursuite du travail en vue de mobiliser la masse monétaire en circulation dans le secteur parallèle, ainsi que la résorption du marché parallèle de la devise, notamment à travers « l’augmentation du taux de croissance de mobilisation des ressources et l’augmentation du nombre de comptes bancaires». En plus de cela, poursuit le Premier ministre et ministre des Finances, il s’agit aussi de développer le cadre juridique et institutionnel de la finance novatrice, tels les banques islamiques, l’activation de la bourse, ainsi que de la création de banques spécialisées (banque postale et banque de l’habitat). «Le Gouvernement s’emploiera à consolider les piliers de la reprise économique via une réforme globale et la modernisation du système bancaire et financier pour le rendre plus efficace et plus attractif, renforcer son apport au développement de l’économie nationale, améliorer sa gouvernance, promouvoir le professionnalisme de ses différents acteurs et densifier le réseau des banques et des assurances», a-t-il ajouté.
Le plan d’action du gouvernement dans le domaine des TIC est un gigantesque et ambitieux chantier pour le gouvernement quand on sait, qu’en plus du léger retard qu’accuse l’Algérie en la matière, les usages de la numérisation et les nouvelles technologies connaissent un développement rapide et quotidien. En ce sens, le gouvernement s’engage à résorber ce retard afin d’arrimer l’Algérie vers la modernité .
Selon le document portant Plan d’action du gouvernement, il est recommandé de booster l’innovation et la transition numérique en Algérie tout en renforçant davantage les bases de l’économie de la connaissance, sans omettre l’encouragement de la recherche et du développement, notamment à travers la mise en place d’un tissu de startups.
Une loi-cadre sur l’économie de la connaissance
Afin de concrétiser ce projet, qui demeure un passage obligé pour que l’Algérie ne se retrouve pas à la traine des pays développés, le gouvernement s’est fixé comme premier objectif l’élaboration d’une loi-cadre sur l’économie de la connaissance.
Ce texte permettra d’aller vers une stratégie nationale à même d’assurer le transfert de la technologie, ce qui aura un impact immédiat et positif sur l’entrepreunariat. En effet, cette loi-cadre prévoit aussi des avantages fiscaux à même d’inciter les entreprises à investir dans la recherche et le développement. Tout est mis en oeuvre pour que toutes les actions aboutissent au renforcement des fondements de l’économie de la connaissance, laquelle permettra d’attirer, de diversifier et de faire travailler les compétences hautement qualifiées.
Ces efforts seront soutenus par entre autres la création de zones franches technologiques et d’ateliers de prototypage (maker spaces) au profit des porteurs de projets innovants et par le recours aux prestataires nationaux dans le secteur du numérique et des nouvelles technologies. A cela s’ajoute la promotion et la créaation d’un écosystème favorable aux startups et à l’économie numérique à travers la mise en place d’un cadre réglementaire.
Le plan d’action du gouvernement envisage aussi la création d’un réseau national de Business Angels, de fonds d’investissement mais aussi la création de représentations régionales du Algerian Startup Fund qui est un fonds public d’investissement. De plus, il y aura le lancement d’un programme d’accélération des startups via l’accélérateur public Algeria venture et la création d’incubateurs et d’accélérateurs dans toutes les wilayas du pays qui seront évalués par un systeme d’indicateurs pertinents. Un Plan d’action laborieux et ambitieux qui va permettre d’aller vers la transition numérique.

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