27 janvier 2022

4e Conférence internationale ICWIT’12 tenue à l’université de Sidi Bel Abbès : L’ébullition scientifique au service de la bonne gouvernance

Cette rencontre a été une occasion de dresser des « case studies » d’expériences innovantes dans la gouvernance et son amélioration à travers les nouvelles technologies
Pour la seconde fois depuis son inauguration en 2008 dans cette même wilaya, la ville de Sidi Bel Abbès a accueilli la 4e Conférence internationale sur les technologies de l’information et Web (ICWIT’12), qui s’était tenue les 29 et 30 avril dernier. Cela se passait à l’université Djilali Liabès qui a vu pour l’occasion l’organisation de différentes conférences très pointues présentées par des orateurs de poids. Les thématiques retenues pour l’édition de cette année ont abordé les aspects liés aux bases de données ainsi qu’aux systèmes d’information, à Internet et aux technologies Web, de même que l’ingénierie de l’ontologie et la sécurité des systèmes informatiques. Il était également question durant cet événement de constituer un lieu de rencontres aux chercheurs algériens pour mettre à profit ce « regroupement » afin de poser différentes problématiques que connaît l’Algérie dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. « […] En matière économique ;  il faut entrer en force dans les domaines du e-commerce, de l’e-tourisme […] et les thèmes que nous traitons vont dans ce sens et cette conférence est le rendez-vous des chercheurs algériens pour soulever un certain nombre de challenges dans le volet des TIC », répond le professeur Malki Mimoun en réponse aux problématiques discutées.
Le président de la conférence ICWIT’12 estime que cette conférence est un espace important pour mesurer les avancées dans les domaines des technologies Web et de voir comment les mettre en pratique dans la vie économique. Il est vrai, l’ICWIT, au-delà de son cachet hautement scientifique, est un point de rencontres qui combine les chercheurs, d’un côté, et ceux qui sont susceptibles d’exploiter les projets de recherche ; de l’autre. Et le tandem fait bon ménage, du moins au niveau local. « […] A un niveau local, il y a beaucoup de privés qui s’intéressent et qui nous posent des problématiques liées à la gestion de leurs entreprises. Nous avons été consultés il y a un mois pour aider à mettre en place tout un système intégré qui permettrait de faciliter la gestion d’une entreprise privée » ; poursuit le professeur Malki Mimoun. Il faut savoir que cette conférence a dû trier 136 articles soumis à l’examen pour publication et présentation parvenus de 7 pays : Algérie, Brésil, Belgique, France, Maroc, Arabie saoudite et  Tunisie. Un fastidieux processus d’examen a retenu 30 communications. C’est dire le caractère éminemment scientifique et l’importance que revêt l’ICWIT.
Les conférences exposées ont été animées par des professeurs et chercheurs algériens de l’université de Sidi Bel Abbès mais également par d’autres installés aux Etats-Unis ou en Australie qui ont fait le déplacement pour parle ontologie informatique ; sémantique, analyse des flux avec études de cas concrets d’utilisation à travers des expériences menées autre part.
Des expériences qu’on gagnerait beaucoup à étudier et connaître, car il était question de démontrer et de souligner « la faisabilité et les facilités qu’offrent les technologies pour la bonne gouvernance des collectivités locales, à l’échelle gouvernementale, chez les entreprises… avec des impacts positifs bien évidemment sur le plan économique ». L’occasion était également mise à profit afin de rencontrer chercheurs et professeurs issus de l’université de Sidi Bel Abbès, l’une des plus grandes d’Algérie, répartie en départements dans toute la ville, où des discussions ont été engagées sur les difficultés de la recherche dans le pays.
Il y a lieu de mentionner que la prochaine édition de la rencontre aura lieu l’année prochain et ce sera la Tunisie qui l’accueillera. La région de Sidi Bel Abbès est en passe de devenir un pôle scientifique d’importance, spécialement dans le domaine des nouvelles technologies, où ; lors de sa visite d’inspection dans la région fin 2011, le ministre de la Poste et des TIC y avait validé un projet de construction d’un cyberparc.
 
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pour validation en septembre »

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